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Depuis sa Suisse romande natale, la tribu de DANA (pour les intimes) s'est formée vers 2022 et publie en février 2026 son 1er album intitulé Rituel : Initiation ( @hypnoticdirgerecords ). Ce titre à la fois clair et paradoxalement énigmatique nous invite à se retrouver, se ressourcer avec philosophie dans un univers ésotérique de reconnexion avec la nature et surtout soi-même, sans pour autant tomber dans les travers des sectes malgré les apparences de leurs superbes vidéo clips à l'esthétique très léchée ("Le Vertige d'une Descendance", "Un Sanctuaire de Cendres"...). Ce premier essai produit par Tim De Gieter (DOODSESKADER, ex-bassiste d'AMENRA) et masterisé par notre ami Nikita Kamprad (DER WEG EINER FREIHET) captive tout autant qu'il interroge car les influences sont riches et diverses, et l'ambiance est vraiment captivante et emprunte d'une certaine poésie. Les fans de post metal, post black metal, metal atmosphérique en tout genre, et autre blackgaze, etc. seront aux anges...

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Juste avant le sublime retour de POISON THE WELL, une autre légende du hardcore américain a refait surface après neuf ans de silence discographique (excepté avec le projet Bloodmoon : I en collaboration avec, entres autres, CHELSEA WOLFE), et ce n'est autre que les énervés de CONVERGE. Les deux formations sont d'ailleurs sur la même affiche pour leur tournée nord-américaine (tiens tiens). Le groupe de Salem (Massachusetts) formé en 1990 fait également figure de légende vivante du hardcore, et même si le succès n'a pas été immédiat, il reste avec le colossal Jane Doe (2001) l'auteur d'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) albums de hardcore metal dit chaotique. Alors que peut bien valoir cette nouvelle sortie, après un The Dusk In Us qui n'a pas forcément convaincu en 2017 ?

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"Loin des yeux, loin du cœur" dit l'adage, mais pas loin des oreilles pour autant... En effet, si MAMMON'S THRONE nous vient de la lointaine île australe colonisée au XVIIème siècle au détriment de leurs autochtones, pour autant, on raffole généralement de leur hard rock (AC/DC, ou leur plus jeunes clones d'AIRBOURNE), de leur excellent death metal technique (PSYCROPTIC) ou indus (THE AMENTA), de leur black metal (RUINS, AUSTERE), même si finalement ce sont bien souvent les mêmes protagonistes derrière ces lointaines et obscures formations du fait de la faible densité de groupes de metal ou rock au mètre carré. Mais qu'en est-il en matière de doom metal là-bas en 2026 ? Eh bien, vous pouvez compter sur MAMMON'S THRONE, fondé seulement en 2018 du côté de Melbourne. Vous allez être vite convaincus à l'écoute de leur excellent troisième opus, au titre peu réjouissant mais pas totalement faux : My Body To The Worms...

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Attention, jeune talent encore une fois ! Après leurs jeunes collègues de label SARCATOR (avec qui ils ont déjà tourné et retournent ce printemps 2026 en Europe), voici donc HELLRIPPER en interview exceptionnelle sur METAL OBS TV !! Ce one man band de speed/thrash/black metal fut lancé à l'origine par son jeune leader James McBain (en charge du chant, tous les instruments dont une batterie programmée, seul bémol ici) un jour grisâtre de 2014 dans les Highlands des environs d'Aberdeen en Ecosse (UK). Après un EP et déjà 2 albums studio (Coagulating Darkness en 2017 (autoproduction) ; The Affair of the Poisons (Peaceville Rec.-2020) ; Warlocks Grim & Withered Hags (Peaceville Rec.-2023), voici déjà le 4ème brûlot de HELLRIPPER, nommé Coronach disponible le 27/03/2026 sur @centurymedia . Et quelle tuerie !!

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Hasard de circonstance dans le calendrier des conflits économico-géopolitiques internationaux, Monsieur Rob ZOMBIE revient nous hanter avec The Great Satan qui arrive comme un cheveu sur la soupe à vrai dire en ces temps sombres, à ne pas confondre cependant avec le brûlot du même nom signé du combo britannico-iranien TRIVAX (chronique & interview ici) l'an passé. Et connaissant l'artiste américain, nul doute que ce nom ait été choisi sur un coup de tête car il accorde toujours une grande importance à chacun de ses titres, même ceux uniquement composés de dialogues comme dans le passé avec "Call of the Zombie" ou "The Beginning of the End" par exemple sur Hellbilly Deluxe (1998). Chaque album tourne en général autour d’un concept et est ordonné comme un film d'horreur (car pour rappel, il est aussi réalisateur et scénariste de cinéma). On retrouve toujours une intro et une fin, commençant et se terminant par des dialogues tirés de films d'horreur ou d'ambiances effrayantes, entrecoupés d'autres effets sonores... Sauf que dans le genre metal indus contemporain visant l'ordre établi au pays de l'Oncle Sam et les politiques américains, cela a déjà fait. Comment ne pas penser ici à Al Jourgensen avec MINISTRY qui visa directement le président George W. Bush à travers sa série de pamphlets musicaux durant la période 2006-2007 ?

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Nos Amazones gréco-brésiliennes ont décidé de battre le fer tant qu'il est chaud depuis le séisme qui déchira le quatuor de thrash metal en 2020, provoquant le schisme entre Fernanda Lira et Luana Dametto (désormais en pleine ascension avec CRYPTA) et la guitariste Prika Amaral, devenue la nouvelle chanteuse malgré elle après le départ de notre espagnole Diva Satanica (BLOODHUNTER), en plus d'être la principale compositrice, au côté de la nouvelle recrue de choc arrivée à la guitare lead officiellement en 2022 : la musicienne Helena Kotina. Vous suivez toujours ? De toute façon, dans un groupe de metal, c'est comme dans une équipe de foot, ça va, ça vient à chaque saison... Rencontrée au précédent Warm Up itinérant du Festival Hellfest en mars 2025, c'est non sans joie que nous avons retrouvé cette fantastique guitariste grecque (elle a joué quelques années avec l'ex-IRON MAIDEN, Paul DI'ANNO (R.I.P.) !!) pour nous parler de leur dernier brûlot : Slave Machine.

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A l'aube d'un nouveau printemps, nous avons assisté à une bien belle soirée 100% metalcore français au Cargo de Caen, avec les jeunes pousses mais au combien talentueuses REVNOIR et ASHEN. La preuve du bel engouement provoqué par cet évènement, la salle affichait "sold out" ! Sueur, cris et excitation étaient bien au rendez-vous !

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Avec leur premier album acclamé Themata (2005) et le révolutionnaire Sound Awake (2009), Karnivool s'est imposé comme l'une des forces majeures de la scène metal progressif moderne. Pourtant originaire de Perth en Australie, loin du Vieux-Continent et pratiquant un style musical technique et plutôt cérébral, le succès aurait pu ne pas être au rendez-vous. Mais Karnivool a plus d'une corde à son arc, outre celui primordial : le talent ! Et puis, le groupe de Perth a enregistré avec le producteur de légende Nick DiDia (Rage Against The Machine, Mastodon) aux Studios 301 de Byron Bay, chez eux en Australie ce qui n'est pas rien. Résultat ? Leur album Asymmetry, sorti en 2013, est devenu leur premier opus classé n°1, se vendant à lui seul plus que l'ensemble des autres artistes du Top 10 australien réunis. Pas mal, non ? Après avoir tourné sans relâche aux quatre coins du globe, ils nous offrent en février 2026 leur très attendu nouvel album, In Verses. Grâce aux nouvelles technologies et étant donné la distance géographique, Metal Obs TV a virtuellement rencontré leur chanteur, Ian Kenny...

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Et de deux pour Tanork , après un Destined to Die très remarqué en 2024 et qui permit à ce (très) jeune groupe breton de se produire live au Mennecy Metal Fest, au Motocultor ainsi qu'au Muscadeath pour n'en citer que quelques uns ! Un premier album réussi donc, enregistré en duo et qui appelait donc un nouvel opus, d'autant plus Melaine (basse/chant) et Eflam (guitare/chant) ont dégotté un troisième comparse, Morgann, pour les seconder à la batterie. Et pour l'auteur de ses lignes, qui a pu le voir en live, jamais le dicton « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années » s'est révélé vrai. Cette maxime est également valable pour le reste du groupe : vingt ans de moyenne d'âge mais déjà une expérience de vieux briscards. Toute proportion gardée (quoique), mais rappelez-vous ce que l'on disait de Sepultura à la sortie de Schizophrenia et appliquez le à Tanork aujourd'hui...

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Cinq longues années auront été nécessaires à Existance, combo français, pour nous concocter cette cinquième galette nous projetant directement dans un heavy metal traditionnel fortement influencé par les années 80. Pour autant, Wildfire est dotée d’une production actuelle qui fait toute la différence en 2026. Il faut dire que depuis Wolf Attack (Black Viper Records) en 2021, Existance a encore et fortement progressé d’une manière impressionnante en raison de nombreux shows donnés à travers l’Europe, une tournée en ouverture de Udo (s'il-vous-plaît !), et des premières parties prestigieuse comme pour Helloween ou Megadeth. Tout cela leur a permis d’affûter les guitares et le chant allié à un duo basse/batterie impeccable. La formation de l’Oise nous revient donc en force sous les feux de la rampe avec une signature chez Verycords (MASS HYSTERIA, AKIAVELL, NO ONE IS INNOCENT, ULTRA VOMIT, MANIGANCE...) pour son nouvel opus. Et ce Wildfire nous surprend d’emblée par sa qualité intrinsèque,..

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Une fois de plus, nous avons rencontré le fantastique duo de musique chamanique NYTT LAND par internet (la Sibérie étant bien trop éloignée de la France et de l'Europe au vu de la cherté actuelle des carburants), sauf que cette fois-ci, Natasha Pakhalenko dormait déjà. Seul Anatoly Pakhalenko a donc répondu à nos questions tard dans la nuit (décalage horaire oblige). Membre pour moitié du groupe, notre invité est en charge du chant masculin diphonique, de la talharpa, des flûtes, des percussions et de la guimbarde. Paru en février 2026, Aba Khan est le 10ème album studio de NYTT LAND. Dans ce nouvel entretien en terre maintenant connue, Anatoly évoque les paroles et la démarche conceptuelle de ce nouvel opus, plus organique et live, moins spirituel que leur précédent album, Songs of The Shaman, pour lequel nous avions déjà interviewé le duo russe en 2024. On y parle ici d'ours sacré, et de bière dans ce froid sibérien (-30 degrés !!).

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Deux ans à peine après un premier disque aussi improbable que fédérateur, Viking War Trance, le duo français surfe sur vague emplie de succès (en atteste la multiplication de leurs concerts en France et surtout un peu partout à l'étranger) avec Hugrheim, second offrande qui aurait pu n’être qu’une redite festive… mais qui choisit au contraire d’approfondir son rituel sonore. Plus dense, plus nuancé, parfois même introspectif, ce nouvel opus confirme qu’Eihwar n’est pas qu’une curiosité virale, mais bien une entité artistique en pleine mutation...

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