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Avec la sortie de Spirits, Romuvos célèbre ses dix ans de carrière et un palmarès de quatre albums studio. Dans un style musical dominé par des têtes d’affiche comme Wardruna et Heilung (pour ne citer qu’elles), Romuvos assume un véritable parti pris qui semble porter ses fruits depuis son établissement à Berlin en Allemagne. Au-delà du simple attirail musical traditionnel tel qu’on le retrouve chez certaines formations appartenant à cette mouvance pagan/folk très en vogue, la tribu d’origine lituanienne se démarque par une orchestration moderne aux sonorités « metal »...

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Du black/death metal peut-il être encore du metal extrême lorsque la fureur de la double pédale, le chant guttural et les guitares mugissantes manquent à l’appel ? « To be or not to be black/death metal, that’s the question » pourrait-on s’interroger, mais pour Vincent Crowley, qu’importe ! À l’écoute du dernier né de l’ancien révérend de l'Église de Satan, poste dont il a démissionné après la mort de son fondateur légendaire Anton LaVey en 1997, Anthology of Horror n’est pas simplement une pierre de plus à sa discographie. Non, c’est bien plus que ça pour le chanteur et ex-membre d’Acheron et Nocturnus, plutôt discret depuis le split d’Acheron. Mais alors qu’est-ce ?...

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Qui de l’œuf ou de la poule, Pantera ou Exhorder, aura amorcé le premier le virage power/thrash/groove metal et influença l’autre à la fin des années 80 aux États-Unis, du côté du Texas et de la Louisiane ? À vrai dire, on ne le saura jamais véritablement, restant du domaine de la légende… Alors, reposer aujourd’hui la question à Kyle Thomas, à l’occasion de la parution de Defectum Omnium, quatrième album studio seulement d’Exhorder depuis 1985, serait peut-être la question de trop pour son leader, las d’entendre des ragots comme quoi il aurait copié Pantera vers 1987/1988 pour leur deuxième démo Slaughter in the Vatican, alors qu’à l’époque, pour rappel, Pantera jouait encore du heavy/glam metal (réécoutez l’album Power Metal !)...

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Alors que Pantera s’est reformé et écume les salles, stades, et grands festivals à travers le monde (Hellfest 2023, par exemple), un autre groupe américain, Exhorder, plus modeste mais presque jumelé à Pantera tant ils se sont auto-influencés, dirons-nous, s’est lui aussi reformé en 2017. Inconnu des plus jeunes, plus discret, et pourtant signé sur le label RC Records, puis Roadrunner Records entre 1990 et 1992, auteur d’un album fracassant et provocateur (Slaughter In The Vatican) plutôt novateur à l’époque sur la scène power/thrash metal, et qui contribuera sans le savoir à lancer finalement le groove metal...

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Masterisé par J. Shirley (Deafheaven, Oathbreaker), Year 2 s'ouvre sur « Pastel Prison » et une ambiance anxiogène, avant que colère et rage ne viennent happer l'auditeur, accompagnées par de puissantes nappes indus. Puis « The Sheer Horror Of The Human Condition » et sa fin des plus chaotiques continue sur la même structure, tout comme « Innocence » et « Bone Bipe ». « Peine », elle, rompt avec le schéma instauré par le combo belge puisque nulle effusion de colère ici. La machine repart alors avec « Future Perfect », la morosité laissant place à un déferlement de violence, alors que sur « Secrets Make Lonely » plane l'ombre de Trent Reznor…Une atmosphère lourde, brutale mais aussi fragile se dégage de Year 2, véritable marathon sonore et fruit de deux cerveaux en ébullition. [Norman Garcia]

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Que l'attente fut longue depuis la sortie en 2017 du remarqué et acclamé Godless Prophets & The Migrant Flora, considéré cette année-là comme un must-have dans la sphère metalcore. Perpetual/Terminal, qui bénéficie d'une grosse production (un euphémisme pour le genre) est donc le dixième (!) album studio du quintette de Washington D.C., formé en 1995, et biberonné aux pointures suédoises que sont les vieux In Flames et At the Gates...

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Los Disidentes del Sucio Motel n’ont cessé de faire évoluer leur style, allant du rock stoner avec une touche de groove américain au metal plus brut en passant par diverses expérimentations saturées. C’est une bouffée d’air frais que nos Frenchies nous offrent à présent avec leur EP de reprises acoustiques intitulé sobrement Breath...

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Une renaissance au sortir de l’eau, comme une nouvelle peau, c’est cette facette inattendue que Los Disidentes del Sucio Motel nous dévoilent ici. En presque vingt ans, nos « Dissidents » nous ont frappés par leur stoner désertique américain, avant de dévoiler des albums expérimentaux, plus proches du post-rock et du metal. Aujourd’hui, l’EP Breath est une respiration...

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Après la tempête Louis ce jeudi 22/02/24, une autre tempête a soufflé le soir venu en pays orléanais, black metal celle-ci. A l'affiche, nos habitués des lieux, Les Bâtards du Roi (encore vus le mois dernier en première partie de Pénitence Onirique), les locaux présentant leur tout premier opus éponyme (chez L'Ordalie Noire) ; suivi du désormais quatuor francilien Rüyyn, formation en pleine construction et qui interprété intégralement et sans faille son puissant premier album là aussi, paru fin 2023 pour rappel, et intitulé : Chapter II : The Flames, The Fallen, The Fury (chez Les Acteurs de L'Ombre Productions)...

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C’est à la vitesse de la lumière que les jeunes Bordelais d’Exocrine interprètent leur musique (atteignant parfois 400 bpm sur une chanson !), et multiplient aussi le rythme effréné de leurs productions en studio. Legend est déjà leur sixième album et s’avère d’ores-et-déjà une référence sur la scène techno-death metal européenne. Fort d’un nouveau contrat avec le label français Season Of Mist...

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La premier morceau « Présage » introduit joliment cette déjà sixième monstrueuse galette des Français d’Exocrine. Si le son de The Hybrid Suns dépassait déjà la vitesse de la lumière en 2022, Legend repousse follement les limites du brutal techno death metal, avec une puissance de frappe égalant sans rougir les Rings Of Saturn, Archspire, ou leurs copains de Gorod. Mais ce n’est pas tout, nos quatre Bordelais n’ont pas peur de tester...

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Il y a comme de l’électricité dans l’air entre Ace Frehley et la paire Simmons-Stanley, depuis plusieurs années. Les commentaires acerbes, l’ex-guitariste de Kiss s’en fiche royalement mais pour mettre en veilleuse les critiques de ses anciens camarades. Frehley est entré en studio afin d’enregistrer un album électrisant qui s’écoute encore et encore. Ace fait de la résistance avec le bien nommé 10,000 Volts grâce à un style ampoulé qui ravira les fans de la première heure...

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